Difficile de lever ou de bouger le bras pour se coiffer, attraper du linge dans l’armoire,ouvrir le placard de la cuisine, impossible de passer la main dans le dos pour accrocher son soutien gorge !
Tous ces problèmes nous contrarient et nous occasionnent des douleurs de l’épaule, avec des symptomatologies différentes et parfois aux phénomènes douloureux s’ajoutent une gène fonctionnelle.
L’atteinte de la coiffe des rotateurs est souvent la grande responsable et les tendinites peuvent êtes récurrentes, elles sont la conséquence souvent dues à un conflit acromio claviculaire avec une atteinte des muscles rotateurs de l’épaule.
Comment retrouver la mobilité de l’épaule ?
La prise en charge en kinésithérapie est essentielle. La rééducation de l’épaule peut s’effectuer en salle ou en piscine. Dans un premier temps, il est important de redonner de la mobilité articulaire et de solliciter les muscles en douceur et ceci le plus tôt possible.
Dans un second temps, il faudra s’intéresser à la stabilité de l’épaule. Au départ, il est nécessaire de diminuer l’inflammation, massages, repos, glace,
électrostimulation avec les courants antalgiques et TENS, ou des ultrasons pour soulager la douleur.
Les étirements progressifs permettront un retour à la souplesse. Parallèlement, il est souvent associé un traitement médicamenteux associant les antalgiques et les anti-inflammatoires prescrits par un médecin.
Lorsqu’il n’y a plus d’inflammation, place au mouvement en recherchant une meilleure amplitude, les exercices choisis seront doux et progressifs.
Ils pourront être effectués chez le kiné ou à la maison.
La rééducation des pathologies des parties molles nécessite en général une vingtaine à une trentaine de séances, à raison de deux séances par semaine.
Une fois que la personne a bien compris le geste, il faut entretenir la mobilité à la maison et refaire les mouvements appris chez le kiné qu’elle effectue deux ou trois fois par semaine chez elle.
Mais la rééducation peut être beaucoup plus longue dans certains cas comme celui de la capsulite rétractile. Il faut parfois attendre de six mois à un an avant de pouvoir à nouveau bouger son bras et un an pour que la récupération soit totale.
Mais la vigilance reste de mise, et n’oubliez pas que la prévention devra s’intéresser à éviter tous les gestes dangereux.
Pour prévenir les récidives, il faudra aménager, faciliter les mouvements au travail, et mettre tous les moyens en œuvre pour éviter toutes récidives.
Pour un résultat optimal, la personne présentant une pathologie tendineuse doit participer de façon active à son traitement en reproduisant à la maison les exercices enseignés par son praticien.